J'ai si peur
De continuer le chemin seul
Le bonheur
S'aggripe trop mal aux gens seuls
Et j'implore
Oui, j'implore
De voir surgir enfin l'amour
Ses lèvres rougies
Qui viendront bouffer
Mes lèvres
je suis
Affamé assoifé
De l'amour le plus parfait
Ne pas partir
Non, ne pas partir
Sans avoir connu l'amour parfait
Et j'attends
Oui ,et j'attends
Que prenne le feu qui dévore le ventre il parait
Quel l'on rit que l'on danse
Que l'on pleure pour rien d'autre que le pur bonheur
Il parait
Est-ce toi
Est-ce bien toi
Tes pieds n'ont pas eu peur
De fouler les braises
Jusqu'à moi
Cette fois
Alors l'état de grâce ressemble donc à ca
Si le prix à payer
Est de mourrir étouffé de chagrin on s'en fout
Ca vaut le coup
D'oser s'aimer maintenant peut être trop fort
Mais d'y croire jusqu'au bout
CALI, bien sûr!
mercredi 31 décembre 2008
dimanche 12 octobre 2008
La trahison
Jean- Paul, le célibataire le plus renommé de St. Pierre, allait se
marier le 2 octobre. Lui, qui n´ avait jamais pensé sérieusement aux
femmes, était fou d´amour pour la belle Sandrine. Lui, qui ne dormait
jamais deux fois avec la même fille, était amoureux comme un
adolescent.
Tout le monde voulait être présent á ce mariage incroyable.
Les parents de Jean-Paul étaient très heureux car son fils méritait
une épouse comme Sandrine. Et d´ailleurs, ils rêvaient d´avoir un petit-
fils pour animer leur vieillesse.
Les parents de Sandrine avaient préparé une fête superbe. Ils
aimaient bien Jean- Paul. De toute façon, le bonheur de Sandrine était la
seule chose á considérer.
Au fur et á mesure que le grand jour approchait, tous étaient
épuisés, anxieux, inquiets.
Jean-Paul avait maigri de deux kilos et même Sandrine avait dû
passer cinq jours á la campagne pour se reposer de tout ce qui la
rendait nerveuse.
La sœur de Jean- Paul avait voyagé á Londres pour choisir une
robe et des cadeaux pour les amoureux. Et Alain, son frère, était absent
á cause de son travail.
Le 2 octobre est arrivé. L´Eglise était pleine. Les invitées, les
voisins et les curieux étaient lá pour partager la joie de ce mariage
merveilleux.
Jean-Paul, debout devant l´autel, attendait l´entrée de Sandrine. Il
était tellement élégant que presque toutes les dames de St. Pierre
auraient changé leur place pour celle de la fiancée.
L´attente a durée vingt minutes…Une demi-heure…Le prêtre
semblait préoccupé et Jean- Paul avait l´air découragé.
Personne n´osait parler. De temps en temps quelqu´un toussait ,
quelqu´un chuchotait quelques mots.
La belle Sandrine était disparue. Après trois heures d´ attente, Jean-
Paul a abandonné l´Eglise sous le regard moqueur de tout le monde.
Quelle honte, quelle douleur, quel coup de grâce si cruel pour lui !
Tout ce cauchemar n´ était pas possible. Le doute guettait son
âme, pour l´empêcher de pleurer.
Le cœur de Jean-Paul était mort. Lui-même était mort aussi. Un
mort vivant .
Seul l´empêchait de se tuer, sa famille. Ses parents et sa sœur
Delphine souffraient en silence le malheur de Jean- Paul.
L´état de perplexité de Jean- Paul est fini lorsqu´il a reçu une lettre
d´Alain. Il regardait l´enveloppe sans oser l´ouvrir. Le pauvre et oublié
Alain !
Jean-Paul se reprochait de ne pas avoir demandé des nouvelles de
son frère depuis longtemps. Alain s´était effacé complètement de sa vie
depuis ce jour affreux et inoubliable.
Finalement, il a lu la lettre. Il la regardait de ses yeux étonnés,
couverts de larmes.
- Le misérable… !- a-t-il crié avant de tomber par terre.
Son père est entré dans la chambre. Jean- Paul était évanoui.
Delphine a lu cette lettre assassine : Alain et Sandrine s´étaient
mariés le jour oú elle devait épouser Jean-Paul. Alain voulait être
pardonné, car il aimait bien Jean-Paul mais il adorait aussi
Sandrine.
Il aurait voulu résister á cette passion interdite, mais
Sandrine l´aimait aussi. Son frère devrait
comprendre…Comprendre ?…Pardonner ?…Ah, non ! Ces
mots n´étaient pas connus de Jean-Paul. L´angoisse et le
désespoir de la famille, n´ont pu calmer la haine qui
consommait la vie de cet homme .
Oublier cette trahison ? Jamais ! Jeter á l´eau toute la honte,
la douleur, la tristesse qu´il avait supportées tout ce
temps ? Absolument pas !
Alain était mort pour lui et pour ses parents. Alain n´était rien.
Rien !
Quant á Delphine, elle était accablée de la tristesse. Elle
pleurait sans cesse et sans pouvoir consoler l´âme furieuse qui
clamait vengeance.
Le temps a passé doucement. Jean-paul vivait enfermé dans
son bureau. La seule joie de sa sombre vie était la petite Manon,
la fille de Delphine. Cette poupée blonde et tendre qui adorait
son oncle sérieux et toujours triste, était le seul cadeau que le Bon
Dieu lui avait donné.
Quelques années plus tard, Jean- Paul a décidé de voyager á
Paris pour chercher un cadeau pour sa filleule Manon.
Pendant tout le voyage, il se souvenait de ce jour maudit, de
ce mariage interrompu, de Sandrine…La haine remplissait son
cœur détruit. Le cœur? Pas lui. Il n´avait pas un cœur. Il avait le
débris d´un cœur. Les blessures restaient toujours dans son âme
tourmentée. Jamais il ne pourrait oublier la douleur qui Alain lui
avait provoquée…Alain…Il n´était pas un homme mais un
monstre !
Quand il est descendu du train, une petite voix l´a tiré de son
rêve :
- Monsieur, monsieur…J´ai faim !
- Un enfant le regardait en sanglotant . Jean-Paul a caressé les cheveux bruns et lui a souri.
- Tu t´appelles comment ?
- Je suis Jean-Paul, Monsieur…
- Jean-Paul ? Ca m´étonne…Moi aussi, je suis Jean-Paul…Oú est ta maman ?
- Elle est morte.
- Oh !…Et ton père ?
- Par là.- a répondu l´enfant , sans faire de geste.
Jean-Paul a regardé un homme en guenilles qui dormait par terre.
- C´est ton père ?
Le petit commençait á pleurer une autre fois. Ces cris ont réveillé
l´homme. Malgré la longue barbe, Jean-Paul a pu reconnaître le
visage tremblant d´autrefois…Le clochard semblait chétif, éreinté
et il regardait Jean-Paul sans bouger…
Ce mendiant, ce misérable était Alain !! tout le passé, tous ses
cafards, tous ses tourments passaient devant lui comme un film.
Il aurait tout donné pour voir Alain moulu, tout á fait
malheureux…mais les yeux suppliants, ce regard sombre allaient
jusqu´au fond de ces souvenirs.
Il a baissé la tête, abattu. Ce clochard avait son même sang, et il
avait, comme lui, l´air mélancolique. Il était seul, aussi.
- Alain !-
L´appel a fait couvrir de larmes des yeux de son frère. Alain était
perplexe. Il pleurait sans bruit. Il avait trahi son frère. Il le
regrettait mais il était trop tard pour se faire pardonner. Il le savait
bien.
Jean-Paul a ouvert les bras et ils se sont serrés.
- Pour quoi, Jean-Paul ? Je ne mérite pas ton amitié…
Jean-Paul a senti son cœur battre pour la première fois
depuis…Non ! Pas de cauchemars ! Pas de remords ! Il était
vivant de nouveau !
- Alain… .Tu te rappelles ce que maman disait quand on était
enfants ?
Les deux frères ont commencé á rire, d´une façon folle qui faisait
peur au petit Jean-Paul, en disant á une seule voix :
- Le cœur a ses raisons…-
marier le 2 octobre. Lui, qui n´ avait jamais pensé sérieusement aux
femmes, était fou d´amour pour la belle Sandrine. Lui, qui ne dormait
jamais deux fois avec la même fille, était amoureux comme un
adolescent.
Tout le monde voulait être présent á ce mariage incroyable.
Les parents de Jean-Paul étaient très heureux car son fils méritait
une épouse comme Sandrine. Et d´ailleurs, ils rêvaient d´avoir un petit-
fils pour animer leur vieillesse.
Les parents de Sandrine avaient préparé une fête superbe. Ils
aimaient bien Jean- Paul. De toute façon, le bonheur de Sandrine était la
seule chose á considérer.
Au fur et á mesure que le grand jour approchait, tous étaient
épuisés, anxieux, inquiets.
Jean-Paul avait maigri de deux kilos et même Sandrine avait dû
passer cinq jours á la campagne pour se reposer de tout ce qui la
rendait nerveuse.
La sœur de Jean- Paul avait voyagé á Londres pour choisir une
robe et des cadeaux pour les amoureux. Et Alain, son frère, était absent
á cause de son travail.
Le 2 octobre est arrivé. L´Eglise était pleine. Les invitées, les
voisins et les curieux étaient lá pour partager la joie de ce mariage
merveilleux.
Jean-Paul, debout devant l´autel, attendait l´entrée de Sandrine. Il
était tellement élégant que presque toutes les dames de St. Pierre
auraient changé leur place pour celle de la fiancée.
L´attente a durée vingt minutes…Une demi-heure…Le prêtre
semblait préoccupé et Jean- Paul avait l´air découragé.
Personne n´osait parler. De temps en temps quelqu´un toussait ,
quelqu´un chuchotait quelques mots.
La belle Sandrine était disparue. Après trois heures d´ attente, Jean-
Paul a abandonné l´Eglise sous le regard moqueur de tout le monde.
Quelle honte, quelle douleur, quel coup de grâce si cruel pour lui !
Tout ce cauchemar n´ était pas possible. Le doute guettait son
âme, pour l´empêcher de pleurer.
Le cœur de Jean-Paul était mort. Lui-même était mort aussi. Un
mort vivant .
Seul l´empêchait de se tuer, sa famille. Ses parents et sa sœur
Delphine souffraient en silence le malheur de Jean- Paul.
L´état de perplexité de Jean- Paul est fini lorsqu´il a reçu une lettre
d´Alain. Il regardait l´enveloppe sans oser l´ouvrir. Le pauvre et oublié
Alain !
Jean-Paul se reprochait de ne pas avoir demandé des nouvelles de
son frère depuis longtemps. Alain s´était effacé complètement de sa vie
depuis ce jour affreux et inoubliable.
Finalement, il a lu la lettre. Il la regardait de ses yeux étonnés,
couverts de larmes.
- Le misérable… !- a-t-il crié avant de tomber par terre.
Son père est entré dans la chambre. Jean- Paul était évanoui.
Delphine a lu cette lettre assassine : Alain et Sandrine s´étaient
mariés le jour oú elle devait épouser Jean-Paul. Alain voulait être
pardonné, car il aimait bien Jean-Paul mais il adorait aussi
Sandrine.
Il aurait voulu résister á cette passion interdite, mais
Sandrine l´aimait aussi. Son frère devrait
comprendre…Comprendre ?…Pardonner ?…Ah, non ! Ces
mots n´étaient pas connus de Jean-Paul. L´angoisse et le
désespoir de la famille, n´ont pu calmer la haine qui
consommait la vie de cet homme .
Oublier cette trahison ? Jamais ! Jeter á l´eau toute la honte,
la douleur, la tristesse qu´il avait supportées tout ce
temps ? Absolument pas !
Alain était mort pour lui et pour ses parents. Alain n´était rien.
Rien !
Quant á Delphine, elle était accablée de la tristesse. Elle
pleurait sans cesse et sans pouvoir consoler l´âme furieuse qui
clamait vengeance.
Le temps a passé doucement. Jean-paul vivait enfermé dans
son bureau. La seule joie de sa sombre vie était la petite Manon,
la fille de Delphine. Cette poupée blonde et tendre qui adorait
son oncle sérieux et toujours triste, était le seul cadeau que le Bon
Dieu lui avait donné.
Quelques années plus tard, Jean- Paul a décidé de voyager á
Paris pour chercher un cadeau pour sa filleule Manon.
Pendant tout le voyage, il se souvenait de ce jour maudit, de
ce mariage interrompu, de Sandrine…La haine remplissait son
cœur détruit. Le cœur? Pas lui. Il n´avait pas un cœur. Il avait le
débris d´un cœur. Les blessures restaient toujours dans son âme
tourmentée. Jamais il ne pourrait oublier la douleur qui Alain lui
avait provoquée…Alain…Il n´était pas un homme mais un
monstre !
Quand il est descendu du train, une petite voix l´a tiré de son
rêve :
- Monsieur, monsieur…J´ai faim !
- Un enfant le regardait en sanglotant . Jean-Paul a caressé les cheveux bruns et lui a souri.
- Tu t´appelles comment ?
- Je suis Jean-Paul, Monsieur…
- Jean-Paul ? Ca m´étonne…Moi aussi, je suis Jean-Paul…Oú est ta maman ?
- Elle est morte.
- Oh !…Et ton père ?
- Par là.- a répondu l´enfant , sans faire de geste.
Jean-Paul a regardé un homme en guenilles qui dormait par terre.
- C´est ton père ?
Le petit commençait á pleurer une autre fois. Ces cris ont réveillé
l´homme. Malgré la longue barbe, Jean-Paul a pu reconnaître le
visage tremblant d´autrefois…Le clochard semblait chétif, éreinté
et il regardait Jean-Paul sans bouger…
Ce mendiant, ce misérable était Alain !! tout le passé, tous ses
cafards, tous ses tourments passaient devant lui comme un film.
Il aurait tout donné pour voir Alain moulu, tout á fait
malheureux…mais les yeux suppliants, ce regard sombre allaient
jusqu´au fond de ces souvenirs.
Il a baissé la tête, abattu. Ce clochard avait son même sang, et il
avait, comme lui, l´air mélancolique. Il était seul, aussi.
- Alain !-
L´appel a fait couvrir de larmes des yeux de son frère. Alain était
perplexe. Il pleurait sans bruit. Il avait trahi son frère. Il le
regrettait mais il était trop tard pour se faire pardonner. Il le savait
bien.
Jean-Paul a ouvert les bras et ils se sont serrés.
- Pour quoi, Jean-Paul ? Je ne mérite pas ton amitié…
Jean-Paul a senti son cœur battre pour la première fois
depuis…Non ! Pas de cauchemars ! Pas de remords ! Il était
vivant de nouveau !
- Alain… .Tu te rappelles ce que maman disait quand on était
enfants ?
Les deux frères ont commencé á rire, d´une façon folle qui faisait
peur au petit Jean-Paul, en disant á une seule voix :
- Le cœur a ses raisons…-
samedi 23 août 2008
Faut le dire
"Il y a des mots qui vous ligotent
Les mains et les pieds
Et qui vous jettent au fond d'un gouffre
Avec un boulet
Il y a des mots qui vous rappellent
Qu'on n'a pas voulu tout ça
Il y a des mots qui vous écrasent
Des mégots brûlants sur le bras" Cali
Je viens de recevoir le mail le plus triste que j`ai pu recevoir cette année. J`ai encore (une demi heure après de l`avoir lu) le coeur trop gros.
Il a été sincére...Il m´a dit qu´il ne ressentait plus l`envie de m´écrire car je ne rèpondais satisfactoirement ses questions, que des fois il pensait que je n`avais aucune confiance en lui, et qu`il a fallu que je le sache...Qu´il est juste un peu desapointé , mais que ca se passera...
Et non, je ne le pense pas...
Car peut-être mon silence l´a derangé, je l`accepte... mais son mail dur sachant que je suis à 10.620 km de lui, que je ne peux pas voir son visage quand il ècrivait ca, ses mots petits, pointus m´ont fait tellement mal ce matin de samedi que je ne peux pas même me concentrer dans la lecture de mon livre.
Pourtant j`avais pensé que s`il ne me connaissais pas, au moins il avait une idée de moi un peu plus juste...Je me enferme toujours quand je ne suis pas bien, et cela ne veut rien dire, juste que j`ai besoin du temps pour trouver un bon chemin, la bonne solution ou attendre que le mauvais temps passe...Je n`aime guére importuner ceux que j`aime bien (et il devrait savoir combien je l`aime!) . J´attends tout simplement être en forme et tout s´est arrangé.
A quoi bon déranger son joli voyage avec mes complaintes ? A quoi bon le mettre mal à l`aise quand il veut lire des mails plus gais? Et quand même, il paraît que non, que le Petit Prince aurait voulu partager mes ètats d´âme...et il m`acusse de ne pas avoir confiance en lui...Comment il peut penser à ca? Est ce qu´il a tout oublié á ce point -lá?
J`ai voulu le préserver de mes mauvais jours , rien de plus...Mais il se fâche et avec son inconscience délicieuse il me rend beaucoup plus malheureuse que je ne le pensais . Aujourd'hui ce mail ne me rend pas fou de rage; non, ce mail me détruit....
Alors, la seule chanson que je suis capable d´écouter en ce moment, les yeux fermés, et la nuit que s´installe peu à peu sur mon âme comme un manteau froid qui ne sert à rien....
Ça ressemble à une lettre d'adieu
Non, elle n'est plus si sûre
Elle me trouve un peu trop vieux
Et pourtant pas assez mûr
Vers la fin elle dit qu'elle m'a aimé souvent
Surtout quand j'étais absent
Je lui manquais jusqu'à mon retour
Est-ce que c'est ça le vrai amour ?
Il y a des mots qui vous ligotent
Les mains et les pieds
Et qui vous jettent au fond d'un gouffre
Avec un boulet
Il y a des mots qui vous rappellent
Qu'on n'a pas voulu tout ça
Il y a des mots qui vous écrasent
Des mégots brûlants sur le bras
Elle me dit qu'on a peut-être fait le tour
Qu'on a vraiment tout essayé
Elle m'écrit que notre amour
A les lacets défaits
C'est la première lettre sans son coeur
D'habitude il s'accroche à chaque mot
Je ne connaissais d'elle que la douceur
Aujourd'hui j'aperçois l'échafaud
C'est la première fois qu'elle parle
De toutes ces années
Qu'elle accroche notre histoire
À un calendrier
C'est la première fois qu'elle pleure
Sur ces trois putain d'étés
Elle compterait presque les jours
Est-ce que c'est ça le vrai amour ?
Et puis elle loue le courage
Qu'il lui a fallu pour me poignarder
Aujourd'hui cette lettre ne me rend pas fou de rage
Non, cette lettre me détruit
Quand elle me dit que notre amour
Est bien trop fatigué
Et qu'il n'est plus que le parfum
D'une rose piétinée
C'est la première lettre sans le désir
Qui me faisait frissonner les os
La mort vient trop tôt ou trop tard
Mais rarement quand il faut
CALI
Les mains et les pieds
Et qui vous jettent au fond d'un gouffre
Avec un boulet
Il y a des mots qui vous rappellent
Qu'on n'a pas voulu tout ça
Il y a des mots qui vous écrasent
Des mégots brûlants sur le bras" Cali
Je viens de recevoir le mail le plus triste que j`ai pu recevoir cette année. J`ai encore (une demi heure après de l`avoir lu) le coeur trop gros.
Il a été sincére...Il m´a dit qu´il ne ressentait plus l`envie de m´écrire car je ne rèpondais satisfactoirement ses questions, que des fois il pensait que je n`avais aucune confiance en lui, et qu`il a fallu que je le sache...Qu´il est juste un peu desapointé , mais que ca se passera...
Et non, je ne le pense pas...
Car peut-être mon silence l´a derangé, je l`accepte... mais son mail dur sachant que je suis à 10.620 km de lui, que je ne peux pas voir son visage quand il ècrivait ca, ses mots petits, pointus m´ont fait tellement mal ce matin de samedi que je ne peux pas même me concentrer dans la lecture de mon livre.
Pourtant j`avais pensé que s`il ne me connaissais pas, au moins il avait une idée de moi un peu plus juste...Je me enferme toujours quand je ne suis pas bien, et cela ne veut rien dire, juste que j`ai besoin du temps pour trouver un bon chemin, la bonne solution ou attendre que le mauvais temps passe...Je n`aime guére importuner ceux que j`aime bien (et il devrait savoir combien je l`aime!) . J´attends tout simplement être en forme et tout s´est arrangé.
A quoi bon déranger son joli voyage avec mes complaintes ? A quoi bon le mettre mal à l`aise quand il veut lire des mails plus gais? Et quand même, il paraît que non, que le Petit Prince aurait voulu partager mes ètats d´âme...et il m`acusse de ne pas avoir confiance en lui...Comment il peut penser à ca? Est ce qu´il a tout oublié á ce point -lá?
J`ai voulu le préserver de mes mauvais jours , rien de plus...Mais il se fâche et avec son inconscience délicieuse il me rend beaucoup plus malheureuse que je ne le pensais . Aujourd'hui ce mail ne me rend pas fou de rage; non, ce mail me détruit....
Alors, la seule chanson que je suis capable d´écouter en ce moment, les yeux fermés, et la nuit que s´installe peu à peu sur mon âme comme un manteau froid qui ne sert à rien....
Ça ressemble à une lettre d'adieu
Non, elle n'est plus si sûre
Elle me trouve un peu trop vieux
Et pourtant pas assez mûr
Vers la fin elle dit qu'elle m'a aimé souvent
Surtout quand j'étais absent
Je lui manquais jusqu'à mon retour
Est-ce que c'est ça le vrai amour ?
Il y a des mots qui vous ligotent
Les mains et les pieds
Et qui vous jettent au fond d'un gouffre
Avec un boulet
Il y a des mots qui vous rappellent
Qu'on n'a pas voulu tout ça
Il y a des mots qui vous écrasent
Des mégots brûlants sur le bras
Elle me dit qu'on a peut-être fait le tour
Qu'on a vraiment tout essayé
Elle m'écrit que notre amour
A les lacets défaits
C'est la première lettre sans son coeur
D'habitude il s'accroche à chaque mot
Je ne connaissais d'elle que la douceur
Aujourd'hui j'aperçois l'échafaud
C'est la première fois qu'elle parle
De toutes ces années
Qu'elle accroche notre histoire
À un calendrier
C'est la première fois qu'elle pleure
Sur ces trois putain d'étés
Elle compterait presque les jours
Est-ce que c'est ça le vrai amour ?
Et puis elle loue le courage
Qu'il lui a fallu pour me poignarder
Aujourd'hui cette lettre ne me rend pas fou de rage
Non, cette lettre me détruit
Quand elle me dit que notre amour
Est bien trop fatigué
Et qu'il n'est plus que le parfum
D'une rose piétinée
C'est la première lettre sans le désir
Qui me faisait frissonner les os
La mort vient trop tôt ou trop tard
Mais rarement quand il faut
CALI
dimanche 8 juin 2008
Le dîner de cons - Comment gagner des amis
J´ai toujours pensé qu´il n´y avait rien de mieux pour moi que de pouvoir causer avec un francais jeune et charmant. Et j´ai toujours rêvé de connaitre quelqu´un de sympa comme Thierry Lermitte.
Vous savez, le bon Dieu écoute toujours ce que je demande, mais il ne m´envoie que des certaines choses, et surtout pas comment je les désire.
Alors, je suis entrée mercredi soir au Restaurant de la UFAC et tout juste en face á moi: un mec qui ressemblait Thierry Lermitte: mince, beau, en costume noir et avec une voix exquise.
J´ai pensé: "Dieu s´il existe, il exagére!"
Comme d´habitude dans ce genre de réunion, je suis la seule qui a moins de la quarantaine et les cheveux vraiment noirs. C´est á dire que mon Thierry était entouré des blondes dames, subjuguées par son charme.
Il était trés gentil envers elles, il a essayé de tout savoir de leur vies et elles, étaient vraiment fascinées pour cet homme charmant.
Il a echangé quelques mots de courtoisie avec moi et puis, nous avons tous passé á table.
Il s´est assis entre une dame lyonnaise et moi.
Il m´a demandé le nom et la formation de tous les 24 personnes á table, parmi lesquelles je ne connaissais qu´á quatre. Questions du genre : "Qu´est ce que vous faites dans la vie, madame?" "Connaissez-vous tout le monde ici?" "Savez-vous qui est cette dame ou bien cet homme?".
Enfin, quand j´étais vraiment fatiguée d´entendre ses bêtises, j´ai essayé de changer le sujet. Je vous transcrit le dialogue le plus fidélement possible :
Moi- Aimez vous la litterature?
Lui- Oui, mais je ne connais presque rien de la litterature argentine.
Moi- Pas grave. Et qu´est ce que vous aimez lire?
Lui- Ehhh...Uh...Des romans.
Moi- D´accord, et quel genre de roman?
Lui: Le roman c´est un genre de litterature!
Moi (presque vexée , mais pas tellement) - Oui, mais ca existe les romans policiers, les romans d amour, historiques....
Lui (en coupant ma parole)- Oui, c´est ca, les policiers.
Moi- Avez vous lu Fred Vargas?
Lui- (vraiment vexé et en coupant ma parole) Oui., Vargas, oui
Moi (presque amusée de son mal á l´aise) - Et Nothomb?
Lui- Evidemment
Moi- Et Didier Van....
Lui (en m´interrompant tout de suite)- Van, oui.
Moi (imperturbable)- Et Tikendrau?
Lui, Bien sur.
Moi- Dans ce cas, vous devriez etre le seul qui l´ait lu!
Vous n´imagineriez pas la tête de cet homme! Il a perdu d´un coup tout son charme á mes yeux et il n´était plus qu´un coquille vide.
Il a continué a parler avec les autres dames sur des sujets moins embarrassants pour lui.
Et moi, j´ai constaté une fois de plus que , á certain âge, la beauté ne vaut rien si l´esprit est absente.
Voilá tout.
Voilá rien.
-
Vous savez, le bon Dieu écoute toujours ce que je demande, mais il ne m´envoie que des certaines choses, et surtout pas comment je les désire.
Alors, je suis entrée mercredi soir au Restaurant de la UFAC et tout juste en face á moi: un mec qui ressemblait Thierry Lermitte: mince, beau, en costume noir et avec une voix exquise.
J´ai pensé: "Dieu s´il existe, il exagére!"
Comme d´habitude dans ce genre de réunion, je suis la seule qui a moins de la quarantaine et les cheveux vraiment noirs. C´est á dire que mon Thierry était entouré des blondes dames, subjuguées par son charme.
Il était trés gentil envers elles, il a essayé de tout savoir de leur vies et elles, étaient vraiment fascinées pour cet homme charmant.
Il a echangé quelques mots de courtoisie avec moi et puis, nous avons tous passé á table.
Il s´est assis entre une dame lyonnaise et moi.
Il m´a demandé le nom et la formation de tous les 24 personnes á table, parmi lesquelles je ne connaissais qu´á quatre. Questions du genre : "Qu´est ce que vous faites dans la vie, madame?" "Connaissez-vous tout le monde ici?" "Savez-vous qui est cette dame ou bien cet homme?".
Enfin, quand j´étais vraiment fatiguée d´entendre ses bêtises, j´ai essayé de changer le sujet. Je vous transcrit le dialogue le plus fidélement possible :
Moi- Aimez vous la litterature?
Lui- Oui, mais je ne connais presque rien de la litterature argentine.
Moi- Pas grave. Et qu´est ce que vous aimez lire?
Lui- Ehhh...Uh...Des romans.
Moi- D´accord, et quel genre de roman?
Lui: Le roman c´est un genre de litterature!
Moi (presque vexée , mais pas tellement) - Oui, mais ca existe les romans policiers, les romans d amour, historiques....
Lui (en coupant ma parole)- Oui, c´est ca, les policiers.
Moi- Avez vous lu Fred Vargas?
Lui- (vraiment vexé et en coupant ma parole) Oui., Vargas, oui
Moi (presque amusée de son mal á l´aise) - Et Nothomb?
Lui- Evidemment
Moi- Et Didier Van....
Lui (en m´interrompant tout de suite)- Van, oui.
Moi (imperturbable)- Et Tikendrau?
Lui, Bien sur.
Moi- Dans ce cas, vous devriez etre le seul qui l´ait lu!
Vous n´imagineriez pas la tête de cet homme! Il a perdu d´un coup tout son charme á mes yeux et il n´était plus qu´un coquille vide.
Il a continué a parler avec les autres dames sur des sujets moins embarrassants pour lui.
Et moi, j´ai constaté une fois de plus que , á certain âge, la beauté ne vaut rien si l´esprit est absente.
Voilá tout.
Voilá rien.
-
mercredi 21 mai 2008
Mes chansons...
Encore l´attente.
Encore l´envie de ne pas attendre.
Encore Barbara, au fond de moi, qui me chuchotte avec sa voix magique :"Tout le temps perdu ne se rattrape plus"
Encore Bénabar qui m´encourage: "Je refais ma vie, tant pis"
Et Brel qui me chante dés les ombres: "Je chante et je suis gai, mais j'ai mal d'être moi"
Encore la pluie.
Encore moi sans abri car je déteste les parapluies.
Encore Moustaki: "Nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer"
Et comme Pink Martini, "Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner, je veux seulement oublier et puis je fume"
Et Brassens qui se moque de moi: "Tout le restant m'indiffère, j'ai rendez-vous avec vous !"
Encore un livre pour découvrir.
Encore ma fascination pour les livres fermés.
Encore Bénabar qui ajoute: "Livre de poche, pastilles de menthe et plan de métro, Echantillons de parfum, baume pour les lèvres, 3 ou 4 stylos"
Et toujours la Piaf, emerveillée d ´etre aussi vivante en moi:
A quoi ça sert, l’amour ?
On raconte toujours
Des histoires insensées
A quoi ça sert d’aimer ?
L’amour ne s’explique pas !
C’est une chose comme ça !
Qui vient on ne sait d’où
Et vous prend tout à coup.
Moi, j’ai entendu dire
Que l’amour fait souffrir,
Que l’amour fait pleurer,
A quoi ça sert d’aimer ?
L’amour, ça sert à quoi ?
A nous donner d’la joie
Avec des larmes aux yeux…
C’est triste et merveilleux !
Pourtant on dit souvent
Que l’amour est décevant
Qu’il y a un sur deux
Qui n’est jamais heureux…
Même quand on l’a perdu
L’amour qu’on a connu.
Vous laisse un gout du miel -
L’amour c’est éternel !
Tout ça c’est très joli,
Mais quand tout est fini
Il ne vous reste rien
Qu’un immense chagrin…
Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant
Demain, sera pour toi
Un souvenir de joie !
En somme, si j’ai compris,
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins,
On a vécu pour rien ?
Mais oui! Regarde-moi !
A chaque fois j’y crois !
Et j’y croirait toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Mais toi, tu es le dernier !
Mais toi’ tu es le premier !
Avant toi y avait rien
Avec toi je suis bien !
C’est toi que je voulais !
C’est toi qu’il me fallait !
Toi que j’aimerais toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Chapeau!!
La pluie tombe encore, mais mon coeur est ensoleillé...Pas mal...
Encore l´envie de ne pas attendre.
Encore Barbara, au fond de moi, qui me chuchotte avec sa voix magique :"Tout le temps perdu ne se rattrape plus"
Encore Bénabar qui m´encourage: "Je refais ma vie, tant pis"
Et Brel qui me chante dés les ombres: "Je chante et je suis gai, mais j'ai mal d'être moi"
Encore la pluie.
Encore moi sans abri car je déteste les parapluies.
Encore Moustaki: "Nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer"
Et comme Pink Martini, "Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner, je veux seulement oublier et puis je fume"
Et Brassens qui se moque de moi: "Tout le restant m'indiffère, j'ai rendez-vous avec vous !"
Encore un livre pour découvrir.
Encore ma fascination pour les livres fermés.
Encore Bénabar qui ajoute: "Livre de poche, pastilles de menthe et plan de métro, Echantillons de parfum, baume pour les lèvres, 3 ou 4 stylos"
Et toujours la Piaf, emerveillée d ´etre aussi vivante en moi:
A quoi ça sert, l’amour ?
On raconte toujours
Des histoires insensées
A quoi ça sert d’aimer ?
L’amour ne s’explique pas !
C’est une chose comme ça !
Qui vient on ne sait d’où
Et vous prend tout à coup.
Moi, j’ai entendu dire
Que l’amour fait souffrir,
Que l’amour fait pleurer,
A quoi ça sert d’aimer ?
L’amour, ça sert à quoi ?
A nous donner d’la joie
Avec des larmes aux yeux…
C’est triste et merveilleux !
Pourtant on dit souvent
Que l’amour est décevant
Qu’il y a un sur deux
Qui n’est jamais heureux…
Même quand on l’a perdu
L’amour qu’on a connu.
Vous laisse un gout du miel -
L’amour c’est éternel !
Tout ça c’est très joli,
Mais quand tout est fini
Il ne vous reste rien
Qu’un immense chagrin…
Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant
Demain, sera pour toi
Un souvenir de joie !
En somme, si j’ai compris,
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins,
On a vécu pour rien ?
Mais oui! Regarde-moi !
A chaque fois j’y crois !
Et j’y croirait toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Mais toi, tu es le dernier !
Mais toi’ tu es le premier !
Avant toi y avait rien
Avec toi je suis bien !
C’est toi que je voulais !
C’est toi qu’il me fallait !
Toi que j’aimerais toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Chapeau!!
La pluie tombe encore, mais mon coeur est ensoleillé...Pas mal...
dimanche 18 mai 2008
Le gosse qui était amoreux de Mireille Mathieu

Lorsque nous avons parlé la premiére fois , il m´a dit que son rêve était connaitre l´Argentine. Et qu´il viendrait en mai. Il était vraiment heureux avec son projet.
On a gaspillé pas mal des heures en discutant sur tas des choses, des dialogues fous, mais pleins d`intêret , á mon avis.
Et puis, tout á coup, son projet s´est évanoui. J`ai essaié de demander la cause mais il ne parle jamais des choses qu´il ne veut pas parler. Ca m´enerve parfois, mais il est comme il est , et je l´accepte.
C´est fou comment on peut s`accrocher aux gens qu´on ne connaît vraiment pas, comment on peut passer des heures devant un écrant, avec les doigts durs de taper sans cesse et quand même, éprouver un sentiment d`amour, de haine, de rage, de douceur envers l`autre, l`autre inconnu que nous tient la chandelle á l`autre bout du monde.
Je sens parfois que mon monde se réduit aux heures oú je passe devant l`ordinateur.
J´attends toujours ce mail que je ne recois pas, je bavarde avec des gens à l´autre bout de la planéte, en échangeant des chansons, des photos…Je souffre quand quelqu´un d´entre eux souffre, je suis heureuse de savoir que la femme de la Corse a passé un trés jouyeux anniversaire, je partage la joie de ses lunettes de soleil nouveaux ; j`aime avoir les nouvelles de Seb…Le premier francais que j`ai rencontré sur la net et avec qui , je me suis rencontrée en Buenos Aires. Je lui ai invité á passer la journée dans une ferme, pour le faire connaitre les habitudes de la campagne. Il a dû se lever de bonne heure, on a voyagé ensemble dans un bus énorme, et quand on était sur place, j`ai remarqué que il était trés á son aise, et même il répondait mes questions les plus sottes avec un air de sagesse…Et, ben, oui ! J`ai honte à l`avouer : j`ai emmené cet homme á la campagne…et lui, lui habitait à la campagne ! « France n`est pas seulement Paris » m`a dit d`un air joyeux pendant que je voulais que la terre s´ouvrait sous mes pieds!
Je me prèoccupe quand mon ami de Toulouse ne peux pas résoudre sa vie, quand le photographe parisien pense que nous sommes un pays d`indiens et pense venir ici pour prendre les terrains car une idiote l`a dit que faire cela était légal…On a de la moral, quoi !
Et j`attends toujours le mail qui m`indique que tout est possible.
Mais, parmi tous les correspondants, je me sens trés attiré pour le gosse qui était amoureux de Mireille Mathieu.
J`aime ses expressions, sa facon de rédiger les phrases, de me corriger….Loin d´être gentil, il est souvent plus prés de la mechanceté que de la tendresse…et pourtant, j´aimerai bien faire parti de son monde, de son univers sécret, peuplé des personnages mythologiques, des chattes qui prennent deux places dans le cinéma, de ses yeux bleus chanson… Je suis toujours attiré pour ce genre (rare) des hommes , capables de me faire rire et de parler de livres et des chansons, qui aiment la solitude et la compagnie , et que habitent dans un monde plein de désespoir et des rêves …
Ce sont juste les personnes que je trouve les plus sensibles, les plus accrochés á la vie, les plus difficiles et les plus simples.
Peut-être je me trompe…Peut-être il n`est pas comme ca, peut-être c`est moi qui l`ai inventé…
Dans ce cas, je m`en fous ! Je sais qu`un jour on se croisera, le régard dans le régard, les pensées dans les pensées et que je serai trés fiére d´être son amie. (même si je le suis dèjà à la distance)
Je n`aimais pas les gens qui passaient des heures sur l`ordinateur…En revanche, les choses les plus interessantes ,je les ai vécu grâce á ce monde virtuel…
J`arrête ici de délirer, j`ai une vie pas virtuelle qui m`attends et je dois préparer pas mal des choses pour demain…En tout cas, j`ai commencé á écrire sans savoir de quoi pourrais-je parler , et me voici….j`ai toujours des bêtises á dire….
On a gaspillé pas mal des heures en discutant sur tas des choses, des dialogues fous, mais pleins d`intêret , á mon avis.
Et puis, tout á coup, son projet s´est évanoui. J`ai essaié de demander la cause mais il ne parle jamais des choses qu´il ne veut pas parler. Ca m´enerve parfois, mais il est comme il est , et je l´accepte.
C´est fou comment on peut s`accrocher aux gens qu´on ne connaît vraiment pas, comment on peut passer des heures devant un écrant, avec les doigts durs de taper sans cesse et quand même, éprouver un sentiment d`amour, de haine, de rage, de douceur envers l`autre, l`autre inconnu que nous tient la chandelle á l`autre bout du monde.
Je sens parfois que mon monde se réduit aux heures oú je passe devant l`ordinateur.
J´attends toujours ce mail que je ne recois pas, je bavarde avec des gens à l´autre bout de la planéte, en échangeant des chansons, des photos…Je souffre quand quelqu´un d´entre eux souffre, je suis heureuse de savoir que la femme de la Corse a passé un trés jouyeux anniversaire, je partage la joie de ses lunettes de soleil nouveaux ; j`aime avoir les nouvelles de Seb…Le premier francais que j`ai rencontré sur la net et avec qui , je me suis rencontrée en Buenos Aires. Je lui ai invité á passer la journée dans une ferme, pour le faire connaitre les habitudes de la campagne. Il a dû se lever de bonne heure, on a voyagé ensemble dans un bus énorme, et quand on était sur place, j`ai remarqué que il était trés á son aise, et même il répondait mes questions les plus sottes avec un air de sagesse…Et, ben, oui ! J`ai honte à l`avouer : j`ai emmené cet homme á la campagne…et lui, lui habitait à la campagne ! « France n`est pas seulement Paris » m`a dit d`un air joyeux pendant que je voulais que la terre s´ouvrait sous mes pieds!
Je me prèoccupe quand mon ami de Toulouse ne peux pas résoudre sa vie, quand le photographe parisien pense que nous sommes un pays d`indiens et pense venir ici pour prendre les terrains car une idiote l`a dit que faire cela était légal…On a de la moral, quoi !
Et j`attends toujours le mail qui m`indique que tout est possible.
Mais, parmi tous les correspondants, je me sens trés attiré pour le gosse qui était amoureux de Mireille Mathieu.
J`aime ses expressions, sa facon de rédiger les phrases, de me corriger….Loin d´être gentil, il est souvent plus prés de la mechanceté que de la tendresse…et pourtant, j´aimerai bien faire parti de son monde, de son univers sécret, peuplé des personnages mythologiques, des chattes qui prennent deux places dans le cinéma, de ses yeux bleus chanson… Je suis toujours attiré pour ce genre (rare) des hommes , capables de me faire rire et de parler de livres et des chansons, qui aiment la solitude et la compagnie , et que habitent dans un monde plein de désespoir et des rêves …
Ce sont juste les personnes que je trouve les plus sensibles, les plus accrochés á la vie, les plus difficiles et les plus simples.
Peut-être je me trompe…Peut-être il n`est pas comme ca, peut-être c`est moi qui l`ai inventé…
Dans ce cas, je m`en fous ! Je sais qu`un jour on se croisera, le régard dans le régard, les pensées dans les pensées et que je serai trés fiére d´être son amie. (même si je le suis dèjà à la distance)
Je n`aimais pas les gens qui passaient des heures sur l`ordinateur…En revanche, les choses les plus interessantes ,je les ai vécu grâce á ce monde virtuel…
J`arrête ici de délirer, j`ai une vie pas virtuelle qui m`attends et je dois préparer pas mal des choses pour demain…En tout cas, j`ai commencé á écrire sans savoir de quoi pourrais-je parler , et me voici….j`ai toujours des bêtises á dire….
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,
Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;
Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
C.B.
dimanche 11 mai 2008
Buenos Aires
Hier soir, j`ai fait la fête avec deux amies. Je viens de constater que je suis trop agée pour faire cela: la tête qui m`explose, la gorge séche et surtout cette envie de ne rien faire.
Quand même Buenos Aires a des personnages adorables qui se balladent par les rues, en traînant ses souvenirs et ses tristesses. Des bohémiens, quoi.
Nous étions les trois dans le bar du coin de Perú et Carlos Calvo et on a été interrompues pour une dame de jambes trés longues, qui était toute habillée de velour noir et qui chantait des tangos á haute voix. Elle a chanté trois chansons et puis elle a demandé de l`argent table par table.
Je lui a offert un verre de biére et elle s´est assise avec nous et nous a parlé d´un mec qu´elle aimait et qu´il était parti au Brésil pour faire fortune et il n`est pas retourné .
Je ne sais pas si á cause de l´alcool, de mon esprit drôlement solidaire, de mon amour pour les histoires sangreunues ou à cause de la tendresse de son régard, j´ai été vraiment triste en écoutant son récit.
Puis, elle nous a remercié le verre , et elle s´est en allée avec ses peines et le portrait de l`ingrat caché sous son grand manteau de nuit .
Ca existe aussi le vieux clochard de Scalabrini Ortiz et Av. Córdoba. C´est un type qui vit dans la rue, qui arrose ses répas avec du vin blanc et qui chante trés jolis tangos. Il a une fille qui porte mon prènom, mais elle ne veut rien savoir de lui. Quand il était jeune, il était boxeur. Il a les yeux bleu ciel, le visage toujours sale, il marche lentement, traînant ses jambes et son régard s´illumine quand il croise le mien. Je lui a offert quelques cigarettes et il me les a remercié en me chantant un tango. Il s´appelle Abel.
Il y a aussi dans un bar de la Av. Corrientes, tout prés de l´Obelisque, une dame qui se habille toujours de noir et qui boit un café-créme seule, en regardant les passants avec un air absente. Elle soupire, parfois, et se séche les yeux avec un petit mouchoir . J´ai passé pas mal des jours, assise dans une table á son côté . Je la regardais sans oser lui parler. Elle, elle ne regardait personne. Je ne connais pas son prènom. Je la nomme Penelope, celle qui attend toujours.
Les gens de Buenos Aires sont solidaires. On croise des regards sérieux dans la rue, mais si on regarde vraiement on peut registrer les sourires cachées. Faites la preuve. Souriez vous le premier.. Tous ceux qui vous regarderent commenceront á sourire aussi...
Il y a des voleurs dans la rue, c´est vrai,mais aussi des gentils garcons qui vous disent une phrase aimable.
Il y a des gens qui sont méchants, bien sûr, mais la plupart vous donne gentilment des renseignements et l´heure.
Les serveurs sont complices des histoires nouvelles et des rencontres anciens. Les chauffeurs de taxi sont des psycologues attentifs qui écoutent vos problémes.Les femmes qui vendent les fleurs dans la rue sont des vieilles fées qui illuminent les chemins des couples fatigués.
Même si j´ai l´envie de m´en aller, j´adore Buenos Aires. Je garde dans mon coeur les rues qui m´ont accompagné toute ma vie, le parfum de la « garrapiñada » quand on sort du cinéma, les arbres du Parque Avellaneda, les vitrines de Caballito, les pubs de Palermo, les morceaux de mon enfance qui se perdent par Floresta de la main de mon grand-pére., les débris de mon adolescence qui se truovent par Flores, Almagro, Ramos Mejía, le train qu`on doit souffrir, le métro sans calefaction, les bus pleins avec des passagers qui se serrent les uns contre les autres pour arriver á l´heure....Les cafés de San Telmo, la Tour des Anglais à la Place Retiro oú j´ai connu le premier baiser francais (et pas le vrai !), les retraités qui donnent des mies du pain aux colombes en Congreso, les cinémas, les théâtres, les « heladerías » dont on trouve le bonheur , les alfajores Havanna...L´odeur de mes gens, de tout ses fréres inconnues avec lesquels je partage mon monde quotidien...
Je ne suis pas douée pour vous raconter comme est ma Buenos Aires...C´est difficile á dire...Elle est comme moi : obscure parfois, ouverte, taciturne, amicale, capricieuse, mais toujours prête á recevoir des amis, toujours avec l´envie d´écouter des histoires, solitaire, douce, méchante et qui donne toujours l´envie de revenir!!
Quand même Buenos Aires a des personnages adorables qui se balladent par les rues, en traînant ses souvenirs et ses tristesses. Des bohémiens, quoi.
Nous étions les trois dans le bar du coin de Perú et Carlos Calvo et on a été interrompues pour une dame de jambes trés longues, qui était toute habillée de velour noir et qui chantait des tangos á haute voix. Elle a chanté trois chansons et puis elle a demandé de l`argent table par table.
Je lui a offert un verre de biére et elle s´est assise avec nous et nous a parlé d´un mec qu´elle aimait et qu´il était parti au Brésil pour faire fortune et il n`est pas retourné .
Je ne sais pas si á cause de l´alcool, de mon esprit drôlement solidaire, de mon amour pour les histoires sangreunues ou à cause de la tendresse de son régard, j´ai été vraiment triste en écoutant son récit.
Puis, elle nous a remercié le verre , et elle s´est en allée avec ses peines et le portrait de l`ingrat caché sous son grand manteau de nuit .
Ca existe aussi le vieux clochard de Scalabrini Ortiz et Av. Córdoba. C´est un type qui vit dans la rue, qui arrose ses répas avec du vin blanc et qui chante trés jolis tangos. Il a une fille qui porte mon prènom, mais elle ne veut rien savoir de lui. Quand il était jeune, il était boxeur. Il a les yeux bleu ciel, le visage toujours sale, il marche lentement, traînant ses jambes et son régard s´illumine quand il croise le mien. Je lui a offert quelques cigarettes et il me les a remercié en me chantant un tango. Il s´appelle Abel.
Il y a aussi dans un bar de la Av. Corrientes, tout prés de l´Obelisque, une dame qui se habille toujours de noir et qui boit un café-créme seule, en regardant les passants avec un air absente. Elle soupire, parfois, et se séche les yeux avec un petit mouchoir . J´ai passé pas mal des jours, assise dans une table á son côté . Je la regardais sans oser lui parler. Elle, elle ne regardait personne. Je ne connais pas son prènom. Je la nomme Penelope, celle qui attend toujours.
Les gens de Buenos Aires sont solidaires. On croise des regards sérieux dans la rue, mais si on regarde vraiement on peut registrer les sourires cachées. Faites la preuve. Souriez vous le premier.. Tous ceux qui vous regarderent commenceront á sourire aussi...
Il y a des voleurs dans la rue, c´est vrai,mais aussi des gentils garcons qui vous disent une phrase aimable.
Il y a des gens qui sont méchants, bien sûr, mais la plupart vous donne gentilment des renseignements et l´heure.
Les serveurs sont complices des histoires nouvelles et des rencontres anciens. Les chauffeurs de taxi sont des psycologues attentifs qui écoutent vos problémes.Les femmes qui vendent les fleurs dans la rue sont des vieilles fées qui illuminent les chemins des couples fatigués.
Même si j´ai l´envie de m´en aller, j´adore Buenos Aires. Je garde dans mon coeur les rues qui m´ont accompagné toute ma vie, le parfum de la « garrapiñada » quand on sort du cinéma, les arbres du Parque Avellaneda, les vitrines de Caballito, les pubs de Palermo, les morceaux de mon enfance qui se perdent par Floresta de la main de mon grand-pére., les débris de mon adolescence qui se truovent par Flores, Almagro, Ramos Mejía, le train qu`on doit souffrir, le métro sans calefaction, les bus pleins avec des passagers qui se serrent les uns contre les autres pour arriver á l´heure....Les cafés de San Telmo, la Tour des Anglais à la Place Retiro oú j´ai connu le premier baiser francais (et pas le vrai !), les retraités qui donnent des mies du pain aux colombes en Congreso, les cinémas, les théâtres, les « heladerías » dont on trouve le bonheur , les alfajores Havanna...L´odeur de mes gens, de tout ses fréres inconnues avec lesquels je partage mon monde quotidien...
Je ne suis pas douée pour vous raconter comme est ma Buenos Aires...C´est difficile á dire...Elle est comme moi : obscure parfois, ouverte, taciturne, amicale, capricieuse, mais toujours prête á recevoir des amis, toujours avec l´envie d´écouter des histoires, solitaire, douce, méchante et qui donne toujours l´envie de revenir!!
jeudi 17 avril 2008
Confusion de sentiments
Jamais plus je ne l´ai revu. Jamais je n´ai recu de lui ni lettre ni nouvelle. Son livre n´a jamais paru, son nom est oublié; nul ne se souvient de lui, en dehors de moi. Mais aujourd´hui encore, comme le garcon incertain d´alors, je sens que je ne dois davantage á personne: ni a pére et mére avant lui, ni á femme et enfants aprés lui- et je n´ai aimé personne plus que lui.
Stefan Zweig
Stefan Zweig
mercredi 19 mars 2008
Jeudi tristesse
Aujourd´hui la mélancolie m´a pris par la main. Je viens de découvrir Cali et me voilá, couchèe sur mon lit, une cigarette qui fait des dessins avec sa fumèe sur le toit, et la langueur qui me plonge dans le vide....
« ... Penses-tu à moi comme je pense à toi ? Penses-tu à ca, aussi souvent que moi ? Penses-tu que c'est la bonne cette fois ? Penses-tu pouvoir me faire oublier la conne d'avant toi ? Suis-je bien fait pour toi ? Dans 2000 matins est-ce que ma tête te reviendra ? Suis-je aussi bien foutu que voudraient le sentir tes doigts ? Quand ils partent à l'éclaireur me chercher sous les draps ? Est-ce que ça va sourire pour nous si l'on croise les doigts ? Est-ce que l'on pourrait se perdre tout d'un coup comme ça ? Aurais-je assez de talent ? Pour que tu m'aimes tout le temps ? «
Des fois, j`ai l`envie de rester comme ca, sans bouger, en ècoutant de la musique, des cloches de bois qui sonnent dans ma tête et des chansons tristes qui me font oublier mes peines.
J`ai pensé á mon pére aujourd´hui. Je ne sais pas pourquoi. Je pense que c`est sa morte qui m`a fait me rendre compte que un jour tout va disparaître. Evidemment, je le savais à l`avance, mais je suis convaincue que ce matin d`octobre, quand le mèdecin m`a dit qu`il avait très peu du temps parmi nous.
Je parlais rarement avec lui, Mon pére était une personne capable de me faire énerver pour un rien.
Pourtant, lorsque je l`ai vu sur ce lit blanche d`hôpital, trop pâle, sans espoir et avec ses yeux qui brillaient en me voir rentrer à la chambre, j`ai su qu`il y avait quelque chose à casser tout de suite.
Et puis, à la sortie de l`hôpital, j`ai dècouvert (sans horreur) que la tristesse que je ressentais c`ètait celle de l`idèe de la mort. Il ne pourrait pas marcher de nouveau par les rues, ni prendre un verre, ni acheter des chaussures, ni lire les livres débout dans une libraire, ni voir une pièce du thêatre ni faire un resto.
Et moi, non plus. Il y aura un jour, oú je ne serai pas partie de ce monde, ingrat parfois, oui, mais quand même....
Finalement il est mort une semaine après de tout ca. Je lui ai dèdie un poème en espagnol et c`ètait la première fois dans ma vie que lui ècrivais quelque chose. Un hommage, je pense.
Voilà pourquoi cette annèe, j`avais dècidè de faire seulement les choses qui me rendaient heureuse. On ne sait jamais quand c`est l`heure de tout quitter.
Une nuit, en face à l`Obelisque, C. et moi ètions en train de disputer pour une bêtisse. C`était les vacances. J`ai fait des scènes vraiment ridicules et lui, il avait la patiente de tout supporter.
Finalment, on s`est séparès, vexés....Mais j`ai couru jusqu`à le mètro pour lui empêcher de marcher. Et on s`est reconciliès comme les gosses, sans problèmes.
Avant de nous quitter, il m`a dit que cette fois-là , il avait eu de la patiente pour ne pas briser la relation, car il ètait en vacances et il avait tout la nuit pour arranger les choses. Moi, au contraire, comme je savais que la fin ètait tout près de nous, j`ai gardè mon orgueil et je n`ai pas voulu gâcher un seul moment loin de lui.
Et peut-être, mon cher C., la vie c`est ca : avoir la patiente comme si on ètait en vacances et garder l`orgueil pour ne pas gâcher les bons moments....Ou peut-être, c`est le contraire....Qui le sait ?
"Je saurais caler mon pas sur le tien N'importe quelle danse je ferai ça si bien De toute les façons, je n'entend plus la musique fut-elle aussi forte que mille coups de trique Tiens prend ma vie aussi Qu'est ce que je pourrais donc bien en faire De ma vie ?"
A la prochaine.
« ... Penses-tu à moi comme je pense à toi ? Penses-tu à ca, aussi souvent que moi ? Penses-tu que c'est la bonne cette fois ? Penses-tu pouvoir me faire oublier la conne d'avant toi ? Suis-je bien fait pour toi ? Dans 2000 matins est-ce que ma tête te reviendra ? Suis-je aussi bien foutu que voudraient le sentir tes doigts ? Quand ils partent à l'éclaireur me chercher sous les draps ? Est-ce que ça va sourire pour nous si l'on croise les doigts ? Est-ce que l'on pourrait se perdre tout d'un coup comme ça ? Aurais-je assez de talent ? Pour que tu m'aimes tout le temps ? «
Des fois, j`ai l`envie de rester comme ca, sans bouger, en ècoutant de la musique, des cloches de bois qui sonnent dans ma tête et des chansons tristes qui me font oublier mes peines.
J`ai pensé á mon pére aujourd´hui. Je ne sais pas pourquoi. Je pense que c`est sa morte qui m`a fait me rendre compte que un jour tout va disparaître. Evidemment, je le savais à l`avance, mais je suis convaincue que ce matin d`octobre, quand le mèdecin m`a dit qu`il avait très peu du temps parmi nous.
Je parlais rarement avec lui, Mon pére était une personne capable de me faire énerver pour un rien.
Pourtant, lorsque je l`ai vu sur ce lit blanche d`hôpital, trop pâle, sans espoir et avec ses yeux qui brillaient en me voir rentrer à la chambre, j`ai su qu`il y avait quelque chose à casser tout de suite.
Et puis, à la sortie de l`hôpital, j`ai dècouvert (sans horreur) que la tristesse que je ressentais c`ètait celle de l`idèe de la mort. Il ne pourrait pas marcher de nouveau par les rues, ni prendre un verre, ni acheter des chaussures, ni lire les livres débout dans une libraire, ni voir une pièce du thêatre ni faire un resto.
Et moi, non plus. Il y aura un jour, oú je ne serai pas partie de ce monde, ingrat parfois, oui, mais quand même....
Finalement il est mort une semaine après de tout ca. Je lui ai dèdie un poème en espagnol et c`ètait la première fois dans ma vie que lui ècrivais quelque chose. Un hommage, je pense.
Voilà pourquoi cette annèe, j`avais dècidè de faire seulement les choses qui me rendaient heureuse. On ne sait jamais quand c`est l`heure de tout quitter.
Une nuit, en face à l`Obelisque, C. et moi ètions en train de disputer pour une bêtisse. C`était les vacances. J`ai fait des scènes vraiment ridicules et lui, il avait la patiente de tout supporter.
Finalment, on s`est séparès, vexés....Mais j`ai couru jusqu`à le mètro pour lui empêcher de marcher. Et on s`est reconciliès comme les gosses, sans problèmes.
Avant de nous quitter, il m`a dit que cette fois-là , il avait eu de la patiente pour ne pas briser la relation, car il ètait en vacances et il avait tout la nuit pour arranger les choses. Moi, au contraire, comme je savais que la fin ètait tout près de nous, j`ai gardè mon orgueil et je n`ai pas voulu gâcher un seul moment loin de lui.
Et peut-être, mon cher C., la vie c`est ca : avoir la patiente comme si on ètait en vacances et garder l`orgueil pour ne pas gâcher les bons moments....Ou peut-être, c`est le contraire....Qui le sait ?
"Je saurais caler mon pas sur le tien N'importe quelle danse je ferai ça si bien De toute les façons, je n'entend plus la musique fut-elle aussi forte que mille coups de trique Tiens prend ma vie aussi Qu'est ce que je pourrais donc bien en faire De ma vie ?"
A la prochaine.
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