J´ai toujours pensé qu´il n´y avait rien de mieux pour moi que de pouvoir causer avec un francais jeune et charmant. Et j´ai toujours rêvé de connaitre quelqu´un de sympa comme Thierry Lermitte.
Vous savez, le bon Dieu écoute toujours ce que je demande, mais il ne m´envoie que des certaines choses, et surtout pas comment je les désire.
Alors, je suis entrée mercredi soir au Restaurant de la UFAC et tout juste en face á moi: un mec qui ressemblait Thierry Lermitte: mince, beau, en costume noir et avec une voix exquise.
J´ai pensé: "Dieu s´il existe, il exagére!"
Comme d´habitude dans ce genre de réunion, je suis la seule qui a moins de la quarantaine et les cheveux vraiment noirs. C´est á dire que mon Thierry était entouré des blondes dames, subjuguées par son charme.
Il était trés gentil envers elles, il a essayé de tout savoir de leur vies et elles, étaient vraiment fascinées pour cet homme charmant.
Il a echangé quelques mots de courtoisie avec moi et puis, nous avons tous passé á table.
Il s´est assis entre une dame lyonnaise et moi.
Il m´a demandé le nom et la formation de tous les 24 personnes á table, parmi lesquelles je ne connaissais qu´á quatre. Questions du genre : "Qu´est ce que vous faites dans la vie, madame?" "Connaissez-vous tout le monde ici?" "Savez-vous qui est cette dame ou bien cet homme?".
Enfin, quand j´étais vraiment fatiguée d´entendre ses bêtises, j´ai essayé de changer le sujet. Je vous transcrit le dialogue le plus fidélement possible :
Moi- Aimez vous la litterature?
Lui- Oui, mais je ne connais presque rien de la litterature argentine.
Moi- Pas grave. Et qu´est ce que vous aimez lire?
Lui- Ehhh...Uh...Des romans.
Moi- D´accord, et quel genre de roman?
Lui: Le roman c´est un genre de litterature!
Moi (presque vexée , mais pas tellement) - Oui, mais ca existe les romans policiers, les romans d amour, historiques....
Lui (en coupant ma parole)- Oui, c´est ca, les policiers.
Moi- Avez vous lu Fred Vargas?
Lui- (vraiment vexé et en coupant ma parole) Oui., Vargas, oui
Moi (presque amusée de son mal á l´aise) - Et Nothomb?
Lui- Evidemment
Moi- Et Didier Van....
Lui (en m´interrompant tout de suite)- Van, oui.
Moi (imperturbable)- Et Tikendrau?
Lui, Bien sur.
Moi- Dans ce cas, vous devriez etre le seul qui l´ait lu!
Vous n´imagineriez pas la tête de cet homme! Il a perdu d´un coup tout son charme á mes yeux et il n´était plus qu´un coquille vide.
Il a continué a parler avec les autres dames sur des sujets moins embarrassants pour lui.
Et moi, j´ai constaté une fois de plus que , á certain âge, la beauté ne vaut rien si l´esprit est absente.
Voilá tout.
Voilá rien.
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dimanche 8 juin 2008
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