Ferié.
Rien á faire dans cette Buenos Aires que j`aime et que m`ennuie á la fois.
Hier soir, j`ai fait la fête avec deux amies. Je viens de constater que je suis trop agée pour faire cela: la tête qui m`explose, la gorge séche et surtout cette envie de ne rien faire.
Nonchalance.
Quand même Buenos Aires a des personnages adorables qui se balladent par les rues, en traînant ses souvenirs et ses tristesses. Des bohémiens, quoi.
Nous étions les trois dans le bar du coin de Perú et Carlos Calvo et on a été interrompues pour une dame de jambes trés longues, qui était toute habillée de velour noir et qui chantait des tangos á haute voix. Elle a chanté trois chansons et puis elle a demandé de l`argent table par table.
Je lui a offert un verre de biére et elle s´est assise á notre table et nous a parlé d´un mec qu´elle aimait et qu´il était parti au Brésil pour faire fortune et il n`est pas retourné depuis des années.
Je ne sais pas si á cause de l´alcool, de mon esprit drôlement solidaire, de mon amour pour les histoires sangreunues ou à cause de la tendresse de son régard, j´ai été vraiment triste en écoutant son récit.
Puis, elle nous a remercié le verre , et elle s´est en allée avec ses peines et le portrait de l`ingrat caché sous son grand manteau de nuit .
dimanche 22 février 2009
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